Quand des jeunes se mobilisent contre le gaspillage alimentaire

Eléa, Rémy et Yohan, trois anciens élus au Conseil Départemental des Jeunes (CDJ) ont participé à la production du film "L'Envers de la Cuillère", dont nous vous parlions dans un précédent article. Ils ont également assisté au ciné-quizz mis en place par ETS et le Conseil Départemental de l'Oise. Aujourd'hui, Ils ont accepté de nous en parler.

1. Pouvez-vous vous présenter ainsi que le Conseil Départemental Jeunes (CDJ) ?

Rémi : Je m'appelle Rémi Vasseur, j'ai 15 ans et j'ai été élu au Conseil Départemental Jeune du Collège d'Aramont à Verberie. Ce sont des réunions de jeunes qui discutent autour d'une thématique pour trouver un projet autour de celle-ci.

Eléa : Je m'appelle Eléa Barrer, j'ai 15 ans et je faisais partie de la commission développement durable au Conseil Départemental des Jeunes du mandat dernier. Je suis en 3ème au collège d'Aramont à Verberie.

Le CDJ c'est un ensemble de jeunes volontaires élus par leurs camarades de classes. Ils sont repartis dans 6 commissions, maintenant 5, afin de discuter et d'apprendre de nouvelles choses sur une thématique définie au préalable. Ils se réunissent ensuite environ un mercredi par mois afin de trouver et réaliser un projet autour de leur thématique.

Yohan : Je m'appelle Yohan Thaye. J'étudie au collège Abel Didelet à Estrées St Denis. Je fais partie du Conseil Départemental des Jeunes du mandat 2013-2015.

Le Conseil Départemental des Jeunes est une organisation où se rencontrent plusieurs élèves de différents collèges qui travaillent, pendant leur mandat, sur un projet selon le thème de leur commission.

2. D'où vous est venue l'idée du film "L'Envers de la Cuillère ?"

Rémi : Vu que j'étais élu à la commission développement durable, on a cherché un projet en rapport avec notre thématique. Cette idée est une des premières sorties, ça sert à faire réfléchir les élèves car le film leur était destiné.

Eléa : Nous souhaitions que notre projet nous intéresse vraiment. Quoi de mieux que la cantine de nos collèges pour la commission développement durable ?

Nous avons ensuite réfléchi à un projet qui puisse être accessible à tous et durable. Nous voulions également qu'il engendre des réactions, notamment lors de débats menés avec les élèves. Nous sommes alors partis sur un film documentaire que nous avons nous-mêmes réalisé.

Yohan : L'idée du court métrage "L'Envers de la Cuillère" nous est venue car nous nous sommes rendus compte, qu'il y avait trop de gaspillage dans nos cantines.

3. Comment vous y êtes-vous pris pour mener ce projet ?

Rémi : On a rencontré des professionnels, histoire d'en savoir plus sur ce qui se passait autour de notre cantine.

Eléa : Nous avons rencontré des professionnels, nous avons filmé nous-mêmes, réalisé une enquête, visionné des documentaires, discuté et débattu entre nous, fait des jeux en rapport avec la thématique...

Yohan : Nous nous sommes rendus dans plusieurs collèges pour se rendre compte des problèmes de gaspillage et pouvoir y remédier par des idées au cours des visites.

Nous avons également visité une ferme maraîchère.

4. Notez-vous un changement dans vos pratiques alimentaires, celles de vos proches ou de vos camarades depuis que vous avez tourné ce film ?

Rémi : Dans l'esprit oui, mais pas dans la pratique.

Eléa : Dorénavant je ne prends que des aliments que je suis sûre de finir, mais hélas ça s'arrête là... Nous ne gaspillons pas dans ma famille.

Yohan : Oui, je gaspille beaucoup moins car je prends maintenant à manger selon ma faim. En ce qui concerne les autres CDJ, je ne suis pas au courant.

5. "L'Envers de la Cuillère" est aujourd'hui projeté dans tous les collèges participant au Programme Eco-Citoyens, soit 13 collèges et 720 élèves. Qu'est-ce que ça représente pour vous et les autres membres du Conseil Départemental des Jeunes ?

Rémi : Une réussite entre autres. On a mené à bien notre projet, si ça a été montré à autant de gens, ça veut dire que ça a marché.

Eléa : Une réussite, et j'espère que ça aidera des personnes, que ça les fera réfléchir.

Yohan : Cela représente une fierté car, grâce à nous et à tout ceux sans qui ce film n'aurait pas été possible, il y aura, sans doute, et je l’espère, une baisse du gaspillage.

6. Qu'as-tu pensé de la réaction des élèves lors du visionnage du film, puis du ciné-quizz animé par ETS ?

Rémi : Ils étaient actifs. Dans l'esprit de certaines personnes ça a fonctionné, mais pour d'autres ça leur passait au-dessus.

Eléa : Dans l'ensemble, ils étaient réactifs et participaient. Certains plus que d'autres évidemment, mais dans l'ensemble ils furent francs et apportèrent de bonnes idées.

Yohan : J' ai été surpris car ils étaient vraiment attentifs au film et au ciné-quizz qu'on leur a proposé.

7. As-tu d'autres projets sur la thématique alimentaire. Si oui, lesquels ? Si non, aimerais-tu retravailler sur cette thématique ? Pourquoi ?

Rémi : Pour l'instant non.

Oui ça me plairait bien, car c'est une thématique qui nous touche directement, l'alimentation c'est le centre de la vie.

Eléa : Pas réellement, mener un projet seule sans financement est assez compliqué.

Je voudrais bien effectivement, cette thématique nous touche directement.

Yohan : Non je n'en ai pas.

En revanche, j'aimerais re-travailler dessus pour pouvoir peut être plus approfondir notre lutte contre le gaspillage.

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